lundi 18 octobre 2010

Le pâté au poulet du dimanche

Puisqu'il faut, chers lecteurs, vous divertir jusqu'à notre prochain post de souper-cocktail-dinatoire-sans-avoir-chaud (quelle soirée!), je vous propose une autre recette facile mais oh combien délicieuse! Un pâté au poulet maison, parfait pour les soirées froides d'hiver.



Pour la recette vous aurez besoin de:

  • 2 abaisses de pâte brisée (c'est dimanche, nous avons laissé la farine dans l'armoire et avons opté pour 1 boîte d'honnête Tenderflake! Oui...honte à moi Martha...)
  • Un poulet entier pré-cuit BBQ (double honte devant mes livres de Julia Child, DiStasio et Martha Stewart...c'est le soir de la facilité)
  • Crème à cuisson 15%
  • Vin blanc
  • Petits oignons doux coupés en moitiés
  • Ail
  • Pois verts
  • Carottes en dés
  • Céleri en dés
  • Romarin frais (au goût)
  • Persil italien
  • Zestes de citron
  • 4 petites pommes de terre en dés
  • Huile d'olive
  • Farine et beurre pour le roux (en parts égales...environ)
  • Sel et poivre
Si vous avez opté pour l'option Tenderflake-paresse, faites décongeler les abaisses de pâte 10 à 15 minutes. Préchauffez le four à 375 degrés F.

Faites d'abord revenir les oignons à feu doux dans l'huile d'olive. Ajoutez l'ail lorsque les oignons sont translucides.


Ajoutez les carottes, les pois, les pommes de terre, le poulet (en morceaux), le céleri, les zestes de citron et le romarin. Salez et poivrez. Augmentez le feu et déglacez au vin blanc. Faites revenir à feu moyen-doux pour que les légumes s'attendrissent.

Préparez le roux avec des parts égales de farine et de beurre (très approximatif). Cette préparation permet d'épaissir la sauce en plus de lui donner un délicieux goût de beurre. Ajoutez le roux à la poêle avec environ une tasse de bouillon de poulet (ou un peu moins à l'oeil, il ne faut pas que ce soit trop liquide). Ajoutez le persil italien et la crème au goût.


Une fois la préparation bien mélangée, versez-la dans une des deux abaisses et recouvrez de l'autre. Scellez à l'aide des doigts et piquez le sommet avec une fourchette pour que la vapeur puisse s'échapper lors de la cuisson.

Préparez la dorure: un oeuf délié avec un peu d'eau...

Et Hop! Au four pour 30 à 40 minutes. À déguster avec un bon ketchup aux fruits maison!


Bon appétit!

MH

vendredi 15 octobre 2010

Souper Martha Stewart

Aimez-vous Martha Stewart?

À mon titre, vous allez comprendre que moi, je L'ADORE. Je rêve de sa maison organisée jusqu'aux étiquettes de fils d'ordinateur et d'imprimante (voir son majestueux livre Homekeeping Handbook où on la voit sur la couverture munie d'une bouteille de Windex et d'un papier essuie-tout en train de laver une fenêtre), ses ''how to'' plier une serviette de bain, ses confections DIY mais surtout.... Je raffole de sa nourriture.

Bon, elle ne m'a jamais invitée à souper, mais ses recettes faciles et goûteuses sont toujours un franc succès. Comme en témoigne cette photo, j'ai uniquement 4 livres de ma collection qui sont de sa griffe... Mais ce n'est qu'un commencement!



(notez que l'oiseau, c'est une décoration d'armoire qui m’a valu de grands rires à son achat)

J'adore ces beaux livres Food qui ont toujours des photographies appétissantes, aux couleurs merveilleuses et cordiales! Cela me donne toujours envie de déménager dans le New Hampshire ou dans la banlieue de New York et être tenancière d'une belle grande maison organisée qui sent toujours le potage et où on fait du scrapbooking.

Sans compter que je suis une fan finie de son site, qui est, selon moi, la Bible de toute femme américaine de ce monde, tous stéréotypes inclus (écoutez, elle met des photos de ces chiens de la nourriture qu'elle leur achète... non mais!).


Bref, longue introduction sur mon adoration de Martha, tout cela pour dire que j'ai fait ma recette préférée de pâtes-sans-sauce de M to the A.

Mon homme revient ce soir d'un court séjour en beautiful Abitibi (travail oblige) et je sais qu'il aime bien cette recette. Oui oui, je suis une personne qui aime faire plaisir aux gens.

Voici, à l'oeil (et je me donne le droit de distribuer la recette car je fais multiples changements), la recette Penne-Sans-Sauce-Super-Facile:


  • 1 demi-boîte de penne au blé entier
  • 2 tasses de tomates cerises coupées en 2
  • 2 saucisses italiennes douces (de la veille... ce sont des restes, donc elles sont déjà cuites)
  • 2 gousses d'ail
  • ¼ tasse d'huile d'olive
  • 1 c. à thé d'origan
  • 1 c. à thé de persil
  • ¼ c. à thé de piments-chili-séchés
  • ¼ tasse de parmesan fraîchement râpé (mon chat en raffole)
  • sel et poivre

Simples directions (je répète que c'est une recette SIMPLE):

1. Faire bouillir dans l'eau salée les pâtes jusqu'à ce qu'elles soient al dente

2. Dans une grande poêle, faire dorer l'ail à feu moyen dans l'huile d'olive, environ 1 minute.
3. Ajouter les tomates cerises et les épices. Faire revenir environ 3 minutes. Le truc ici, c'est d'extraire tout le jus des tomates cerises: c'est ce qui fera le ''liquide'' de la recette.
4. Ajouter les saucisses tranchées.

5. Égoutter les pâtes et les ajouter au mélange. Ajouter le parmesan et faire revenir.

6. Servir avec un peu plus de parmesan, ajouter sel/poivre.

Bon appétit.















p.s.: Cette recette est simple et bonne, contrairement aux nombreux commentaires sur notre expérience pâtes fraîches: ''Ben là, c'est full difficile des pâtes fraîches''. Et bien voilà! Je suis capable de faire quelque chose de facile aussi!

p.p.s.: Scoop: Dimanche = Soirée Tapas homemade chez moi en compagnie de MH et notre gang... À suivre!


LA + Martha.

mardi 12 octobre 2010

Tarte tatin

Quoi de mieux qu'un après-midi d'agrotourisme sur l'Île d'Orléans...Coup de coeur pour le verger Laval Gagnon à Ste-Famille, qui offre une vue imprenable sur le fleuve et un accueil des plus chaleureux...


Avec 15kg de pommes en main, nous repartons cuisiner une tarte tatin (qui ne nécessite que 7 pommes). Ce dessert est d'une grande simplicité, mais il saura certainement impressionner vos convives!

Vous aurez besoin de:
  • 7 pommes (choisissez des pommes qui conservent bien leur forme durant la cuisson, comme des Spartan ou Cortland)
  • Une abaisse de pâte brisée ou feuilletée (je préfère le goût de la pâte feuilletée)
  • 1 tasse de sucre blanc
  • Un peu d'eau
Oui, oui c'est tout!


Pelez d'abord les pommes et citronnez-les légèrement pour ne pas qu'elles brunissent. Coupez les ensuite en moitiés et réservez.

Pour faire le caramel, la méthode de Ricardo ne permet pas de se tromper. Dans une petite poêle à feu moyen, combinez 1 tasse de sucre blanc à un peu d'eau (à l'oeil, disons une cuillère à soupe tout au plus).

Le caramel moussera d'abord, c'est normal...Laissez-le agir (la cuillère était pour la photo, une suggestion du conjoint car ça fait plus beau, mais je n'ai pas mélangé la préparation).

Après un certain temps, le caramel atteint une teinte ambrée et sent délicieusement bon. Vous pouvez vous arrêter avant si vous préférez le goût d'un caramel doux.


Vous pouvez alors couler le caramel au fond d'un plat allant au four (ou faire votre tarte à même la poêle si vous vous sentez d'attaque). Disposez ensuite les pommes sur le caramel, face courbée dessous, c'est plus beau lorsqu'on retourne la tarte.


Oui...les pommes ont bruni, mais elles bruniront encore plus dans le caramel!

Si le coeur vous en dit, vous pouvez ajouter des morceaux de sucre à la crème sur les pommes (il nous en restait, pourquoi pas?). Abaissez ensuite la pâte sur les pommes et faites deux incisions pour que la vapeur puisse s'échapper pendant la cuisson.



La tarte cuira de 35 à 40 minutes à 350 degrés F.

Le moment crucial: retourner la tarte

Étant blessée, j'ai demandé au conjoint de le faire. C'est pourquoi la photo de la version finale est tronquée (l'autre partie de la tarte gisait sur le comptoir dans son jus de caramel).

Hum..hum...


Ce n'est pas grave, elle était tout de même bien bonne!

Degré de difficulté: 5/10 (pour le caramel et le «flippage» de tarte)
À bientôt!
MH

samedi 9 octobre 2010

Les biscuits du jeudi soir.

On est jeudi soir, je ne me coucherai pas tard, il pleut, je dois étudier et j'ai une fringale. En plus, mon amie MH est blessée (malheureux accident de bixi... gare à vous cyclistes de Montréal!) et fait énormément pitié...


Toutes les conditions sont donc réunies pour me lancer dans ma préparation de biscuits aux morceaux de chocolat au lait moelleux, fondants, chauds et délicieux de mon amie Marie-Soleil!

Lorsqu'on vient à parler de biscuits aux pépittes (ou morceaux) de chocolat, je suis assez sérieuse. Je sais, je sais, tout le monde a SA recette et SA recette est la meilleure...

Mais la mienne (ou plutôt celle de Marie-Soleil qui me l'a gentiment dévoilée il y a de cela déjà plusieurs années) est vraiment LA meilleure. Beaucoup de beurre, du chocolat au lait et aussi beaucoup de souvenirs à les manger en étudiant...

Alors, je me lance et on dirait que ça sent déjà bon!




Vous aurez besoin:

  • 2 tasses et ¼ de farine tout usage
  • 1 cuiller à thé de bicarbonate de soude
  • ½ cuiller à thé de sel
  • 1 tasse de sucre granulé
  • ½ tasse de cassonade
  • 1 tasse de beurre à température de la pièce
  • 1 ¼ cuiller à thé de vanille
  • 2 oeufs
  • 2 barres de chocolat au lait (environ 200g), hachées grossièrement

C'est simple mais il faut suivre les instructions comme il faut pour avoir le meilleur résultat (veuillez noter que je fais la recette sans mixette... comme une grand-mère! Si je peux, vous pouvez!):

1. Préchauffez le four à 350 degrés et préparez deux plaques à biscuits avec du papier parchemin.

2. Dans un bol, mélangez la farine, le bicarbonate de soude et le sel. Réservez.



3. Dans un autre bol, battre ensemble le sucre, la cassonade et le beurre. Ajoutez un oeuf à la fois. Puis ajoutez la vanille. Battre constamment (vous avez le droit de demander la relève au conjoint, si cas échéant).

4. Incorporez graduellement le mélange sec au mélange de beurre et de sucre.



5. Ajoutez les morceaux de chocolat au lait et mélangez encore!...

6. Placez la pâte à biscuits sur les plaques à biscuits en laissant un bon espace entre chaque biscuit (les miens finissent toujours par coller ensemble et cela me fâche).

7. Cuire 8 à 9 minutes sur la grille au centre du four, ou jusqu'à ce que les biscuits soient dorés aux contours (je suis un peu obsessive alors je m'assois devant mon four et je les regarde cuire).




8. Laissez refroidir 10 minutes puis placez sur une assiette froide pour laisser refroidir complètement.

Et voilà! Mon ventre ronronne et je brave la pluie pour aller porter la petite assiette de biscuits presqu'encore-chauds à mon amie blessée.




Petit truc: Si vous êtes une personne seule (ou sans amis) et que vous ne désirez pas manger une recette complète à vous seule, vous pouvez la congeler et lors d'une fringale, le gros du travail est déjà fait!


À bientôt!
LA



vendredi 8 octobre 2010

L'expérience des pâtes fraîches.

Pour la première expérience culinaire digne de ce nom, il nous fallait une épreuve de taille.

Après l'écoute d'une énième émission «Les Chefs», MH, se sentant inspirée, invite LA à concocter les fameuses PÂTES FRAICHES. Vous serez d'accord chers lecteurs que cette petite ''machine-pressoir'', indispensable dans la confection de cette recette, fait peur. On se l'avoue...

Et quel hasard, MH informe LA que sa mère en possède fièrement une!...

LA, malgré la crainte, accepte le défi. C'est ainsi qu'une visite au marché Jean-Talon en vélo s'impose.

Arrivées à la maison, on se lance immédiatement dans la préparation de notre pâte. Deux étapes cruciales se présenteront à nous:

  • La formation de la pâte au ro
bot
  • Le lissage de la pâte dans ''THE'' machine

Et comme on aime les défis, on choisit deux recettes plutôt qu'une:

  • Gnocchis sans patate (oui oui) de chef Louis
  • Raviolis au ricotta et à la roquette

Verre de rosée à la main, on se lance!

L'inquiétude arrive lorsque nous ajoutons tous les ingrédients au robot culinaire: voilà, notre pâte ne prend pas. Elle granule. En bon québécois: elle ne pogne pas en grosse boule.



Nous persévérons. Rajoutons un peu d'eau. Persévérons. Un peu d'eau. Paniquons...

Et puis MIRACLE!

Une belle boule se forme enfin. Le tour est joué!!! Folles de joie, nous crions un peu.

Vous voyez comme on s'amuse facilement?


Cette boule sera la pâte de nos raviolis. Nous l'emballons dans un beau papier saran, et hop direction le frigo pour au moins 30 minutes.


Amusées, nous entamons la pâte à gnocchis avec plus de confiance.

Mais quel jeu d'enfant...(merci chef Louis!)

Nous obtenons une pâte aussi belle que la première et beaucoup plus rapidement! Nous préparons les gnocchis immédiatement. MH apprend fièrement à LA comment obtenir une forme de gnocchis parfaite: on roule dans nos mains que l'on écrase par la suite avec le bout d'une fourchette.



Afin de laisser encore quelques minutes de repos à notre pâte à raviolis, nous entamons la farce de ceux-ci. On invente... pas nécessairement parce qu'on est bonnes, mais parce qu'on n'a pas de recette de farce sous la main. Voici nos ingrédients:

  • Ricotta
  • Roquette
  • Jus de citron
  • Zestes de citron
  • Pâte de piments doux du Lago di Como (juste un peu... pour être ''fancy'')
  • Sel et poivre


Il est maintenant le temps d'applatir notre pâte à ravioli réfrigérée préférée. La machine nous regarde du coin de l'oeil... À l'attaque.


LA propose de tenir ''THE'' machine au comptoir parce que attention, ça bouge! MH place la pâte à l'embouchure et roule, à l'aide de ses immenses muscles, la manivelle...

Magie! C'est si simple!

On se trouve bien meilleure que «Les Chefs»! Du premier coup, on obtient une pâte super lisse. Mais attention: il faut la passer plusieurs fois à différents niveaux pour l'applatir au maximum (du niveau 1 à 6). Le niveau 7 rend la pâte trop mince et trouée.


On refile le tout à notre amie, qui s'occupera de la confection minutieuse des raviolis. À l'aide d'un oeuf battu, on peut «sceller» les côtés de la pâte afin d'obtenir de vrais petits raviolis!

Ils sont magnifiques. On s'émerveille (ou c'est peut-être le rosé qui fait effet...). On est maintenant tombées en amour avec ''THE'' machine.


Devenue notre meilleure amie, nous fabriquons des spaghettis (qui nous serons complètement inutiles car ils finiront leur courte existence collés en moton au fond de la passoire, mais quand même, c'était bien plaisant).


Il est venu le temps de préparer notre sauce... plutôt NOS sauces puisqu'on aime la vie compliquée! Il commence à se faire tard et nos invités ne tarderons pas à arriver.

On dresse la table et Hop! Aux fourneaux.


Pour les raviolis, une autre sauce inventée à mesure:

Champignons séchés réhydratés préalablement dans un peu d'eau au micro-ondes

Oignons

Vin blanc

Pignons du pakistan (information importante soulignée par la marchande de noix)

Crème 15%

Persil italien au moment de servir

(Pour les gnocchis, on ne vous mentira pas... Nous avons acheté l'excellente sauce aux tomates et saucisses d'une des boucheries du marché Jean-Talon. À cela, nous ajoutons des morceaux de mozarella di buffala coupés grossièrement.)

Nous faisons bouillir nos délicats raviolis (oui, petite erreur peut-être: nous avons fait la pâte trop fine... Mais comme dirait Julia Child : ''Never apologize!'') dans de l'eau salée. On fait de même pour nos amis gnocchis.


On leur ajoute chacun leur sauce respective, les invités arrivent tous à temps et prennent place...

ET VOILÀ!



Non mais quelle fierté nous ressentons. Mais pour l'instant, ce n'est que beau et appétissant... Est-ce que le tout sera délectable?

À vos fourchettes...

Verdict: Très bon. On ne dira pas excellent parce que nous sommes modestes, mais il y a de quoi être fières. La sueur de nos fronts n'aura pas été vaine.

Et notre ami pose la question cruciale... Payerons-nous pour un tel plat au restaurant?

Par politesse envers notre première expérience culinaire digne de ce nom ou tout simplement par honnêteté, la réponse est unanime à la table:

Oui!


MH & LA